COMITÉ DE DRAGUIGNAN
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Président

Monsieur le Général

Alain VIGREUX

1 er Vice-Président

Monsieur le Général

Bernard VEZHINET

Secrétaire Général

Monsieur le Lieutenant Colonel

Jean-François FAMBON

Trésorier

Monsieur le Lieutenant Colonel

Jean-Paul PAILHES

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JOURNEES « Fondation Un Avenir Ensemble » à DRAGUIGNAN

Jeudi 25 avril 2019

Deux membres du Comité de Draguignan ont signé une Convention de parrainage au Lycée Jean Moulin, dans le cadre de la Fondation Un Avenir Ensemble. Le Médecin Général Inspecteur Marc Morillon sera le parrain de N.F., élève de seconde générale au Lycée Jean Moulin. Le Contrôleur Général Eric Martin sera celui de S.A., autre élève de seconde générale de ce même lycée.

Ces deux nouvelles conventions portent à 8 le nombre de parrainages en cours entre le Comité de Draguignan et le Lycée Jean Moulin.

Le lendemain, vendredi 26 avril 2019

Le Comité se réunissait au Lycée Léon Blum pour une conférence suivie d'un déjeuner.

La conférence donnée par Bernard Vézinhet décrivait le fonctionnement de la Fondation Un Avenir Ensemble et faisait un bilan des expériences de parrainage à Draguignan, mettant en relief la richesse de ces investissements personnels, les belles satisfactions et quelques difficultés rencontrées.

Les témoignages de quatre autres parrains, Yvan Escrihuela, Didier Bernard, Martin Brusseaux et Marc Morillon complétaient l'aspect vécu de cet exposé.

Remise du Prix 2019 de la Société des Membres de la Légion d’Honneur - DRAGUIGNAN  


Solennité et moment d’émotion intense pour les élèves et leurs parents.

La traditionnelle remise de prix s’est déroulée jeudi 16 mai 2019 dans la salle des Cordeliers à la mairie de Draguignan. En présence de nombreux adhérents du comité de Draguignan de la Société des Membres de la Légion d’Honneur, monsieur Alain MARAIS, président de la section du Var et le général (2S) Alain VIGREUX ont reçu 13 élèves accompagnés de leurs parents et chefs d’établissements et accueilli les autorités civiles et militaires*.

Un bref rappel historique : la Légion d'Honneur, créée le 19 mai 1802 par Bonaparte et  récompensant civils et militaires, est l'expression de la volonté d'un ferment de l'unité nationale :  "L'armée c'est la Nation... si l'on distinguait les Hommes en militaires et en civils, on établirait deux ordres alors qu'il n'y a qu'une seule Nation".

Etre décoré de la Légion d’honneur est l’expression de la reconnaissance de la Nation à ceux qui lui ont rendu des services civils ou militaires éminents.

La Société des Membres de la Légion d'Honneur regroupe en son sein les titulaires de la Légion d'honneur avec pour objectifs : Rassembler, rayonner, s'engager, promouvoir et aider.

Le général Alain VIGREUX a appelé les lauréats de chaque établissement du secondaire de la Dracénie Provence Verdon choisis par le corps enseignant pour ses qualités intrinsèques d’exemplarité, volonté, persévérance et courage, prix remis par les membres du comité.

Chacun a vécu un grand moment d’émotion et reçu les félicitations des autorités présentes.

Monsieur Alain MARAIS a rappelé les marques de la vitalité de la Légion d’honneur :

La récompense du mérite individuel

L’ordre de la Légion d’honneur réunit tous ceux qui peuvent se prévaloir d’actions de grande valeur forgées par leurs mérites propres. Ce principe est un symbole fort qui substitue la reconnaissance du mérite personnel au privilège de la naissance. L’ordre de la Légion d’honneur crée ainsi une vaste communauté d’hommes et de femmes traités sur un même pied d’égalité, en dehors de toute considération sociale ou professionnelle.


L’universalité de la reconnaissance

La Légion d’honneur traduit la diversité des mérites de la société française sous toutes ses formes. Qu’il soit militaire bien sûr mais aussi sportif, Prix Nobel, industriel, chanteur ou bénévole associatif, chaque citoyen ayant démontré des mérites éminents. Ce principe d’égalité la grandeur de l’ordre.


La contribution au bien public

Les légionnaires œuvrent au bénéfice de la société et non dans leur intérêt exclusif. Les décorés, dans toute la diversité de leurs activités, contribuent au développement de la France, à son rayonnement, à sa défense.

Monsieur Richard STAMBIO, maire de Draguignan, a rappelé que dès la création du premier collège à Draguignan chaque année avait lieu une remise des prix qui au fil du temps s'est perdue. Il remercie la Légion d'Honneur pour avoir fait revivre cette tradition, au début dans les salons de la sous-préfecture puis au sein de la mairie de Draguignan.

Il félicite le général Alain VIGREUX pour la continuité de cette tradition et l’assure de son soutien. Ensuite il déclare toutes les valeurs qu'apporte la lecture qui forge la mémoire et favorise le raisonnement.


Les élèves lauréats :

  •  Mlle L.B, élève de Première au Lycée du Val d'Argens au Muy
  • M. S.S, élève de Terminale au Lycée Jean Moulin de DRG
  • M. I.T, élève au collège La Peyroua du Muy
  • M. O.G, élève de Troisième du Collège Emile Thomas DRG
  • Mlle A.M, élève de Troisième du Collège Thomas Edison de LORGUES
  • M. A.N, élève de Troisième du Collège Général Férié de DRG
  • M. M.N, élève de Terminale au Lycée Thomas Edison de LRG
  • M. A.R, élève de Troisième au Collège Jacques Prévert des Arcs
  • Mlle L.G, élève de Troisième au Collège Jean Cavaillès de FGS
  • Mlle E.F, élève de Terminale Bac Pro au Lycée Professionnel Agricole des Arcs
  • Mlle M.L, élève de Troisième au Collège Paul-Emile Victor de Vidauban
  • Mlle A.M, élève de Terminale accompagnement et soin à la personne au Lycée Léon Blum DRG
  • Mlle L.E, élève de Troisième au Collège Jean Rostand de DRG

* Monsieur Richard STRAMBIO, maire de Draguignan; Monsieur Claude ALLEMAGNA, maire de Lorgues, vice-président du conseil régional ; Madame Marie RUCINSKI-BECKER, vice-présidente du conseil départemental ; Monsieur le Général de Division Laurent MICHON, commandant les Ecoles militaires de Draguignan; Madame Liliane BOYER, maire du Muy ; Monsieur Bernard CHILINI, maire de Figanières ; Madame Nathalie GONZALES, maire des Arcs ; Madame Valérie MARCY, maire de La Motte ; Monsieur Tayeb GUELATTI, représentant Monsieur Claude PIANETTI , maire de Vidauban ; Monsieur Max PISELLI, maire honoraire de Draguignan ; Mme ESCARRAT 1e Adjointe et Monsieur CONSTANS 2e adjoint au maire de Villecroze, ainsi que de nombreux membres du conseil municipal de Draguignan.


Conférence du 15 novembre 2019 - DRAGUIGNAN

« Le LOUP : histoire de l’évolution, la biologie »

La conférence a été menée de main de maître par Monsieur ORSINI Philippe.


Philippe ORSINI a suivi des études classiques dans la région Toulonnaise. En classe de seconde il se passionne pour la Nature et oriente ses études universitaires en Sciences Naturelles. Il est titulaire de maîtrises en géologie, paléontologie, zoologie et botanique et ses pôles d’intérêts ont toujours été axés sur la découverte de la Nature.

Philippe était donc l’Homme le plus compétent pour nous faire découvrir la biologie du Loup.

1. La présentation du loup :

Les populations de loups sont constituées de meutes occupant de larges territoires entre 15 000 à 30 000 Ha, qu’ils marquent par leurs hurlements (entendus jusqu’à 10 km), mais aussi par le dépôt d’excréments disposés autour de son domaine.

La majorité des meutes contient moins de 8 individus, souvent un couple reproducteur et ses jeunes.

La louve n’a qu’une portée par an, sa gestation dure 2 mois, elle met bas dans une tanière temporaire.

Le loup a une croissance très rapide et atteint à 6 mois sa taille adulte ;


Dans les temps les plus reculés, estimés à quelques 30 000 ans, le loup occupe une grande partie de l’hémisphère nord, en particulier la majeure partie de l’Europe et la Russie.

Le loup a une grande capacité d’adaptation au milieu (à + 40 ° c’est le loup du désert de 15 kg, à - 40 ° c’est le loup blanc de l’arctique qui pèse près de 60 Kg). C’est le premier animal domestiqué par l’homme.


2. La disparition du loup

Le loup devient un prédateur qui décime les animaux domestiques. Il est alors chassé, peut-être sur la base d’une légende selon laquelle c’était un mangeur d’enfants, mais en réalité surtout par l’apparition de cas de rage : des bêtes étaient tuées sans être consommées et même la mort d’humain attaqué et mordu. En 1770 c’est la période de la haine du loup.

Animal particulièrement intelligent, il est chassé par armes à feu, pièges, empoisonné avec le champignon aconit tue-loup ou à la quinine. En 1882 une prime de 100 F est versée pour chaque loup abattu.

Conséquence : entre 1930 et 1939 en France, le loup a pratiquement disparu.


2. Le retour du loup

Son retour est lié à la baisse de la population rurale et l’abandon des petits villages.

Dès 1920, on observe la multiplication par trois des surfaces de forêts, qui entraîne l’augmentation de la faune sauvage (chevreuils, cerfs, mouflons et chamois) et donc celle du loup.

En 1973 on compte 100 loups en Italie, en 1985 le nombre est de 250, et en 1994 près de 400 loups.

Et c’est naturellement le retour du loup en France par le Mercantour. En 1995 on dénombrait 530 individus en France. D’où une politique de prélèvements afin de réguler la population.

Conséquences de l’augmentation du nombre de loups : problème avec le pastoralisme : 10 853 victimes indemnisées pour un montant de 3,44 M€ en 2018.

Aujourd’hui, a été créé « le réseau loup-lynx », composé de 3 600 correspondants dont l’objectif est de recueillir des données (indices et observations) et de les publier.


Conférence très documentée, l’orateur a captivé les membres présents par ses connaissances et son allant.


Bravo à Monsieur ORSINI.

Pour en savoir plus : le site de l’Observatoire du loup






Remise des insignes de la Légion d’honneur - DRAGUIGNAN

Le 27 janvier 2020, le général Alain VIGREUX, président du comité de Draguignan de la SMLH a remis au soldat Jacques VITRY, entouré de sa famille, les insignes de chevalier de la Légion d’honneur.

La cérémonie, présidée par Madame Nicole FANELLI, maire de SALERNES, s’est déroulée en la salle du conseil municipal de la ville de SALERNES en présence d'anciens combattants et de représentants de la SMLH.

Au cours d'une courte allocution, le général Alain VIGREUX a retracé le parcours de Jacques VITRY.


« Jacques VITRY est né le 23 décembre 1936 à Saint Vallier de Thiey (06).

Le 4 janvier 1957 il est appelé à l’activité au 11ème Cuirassier d’Orange, régiment où il suit sa formation de soldat. Embarqué à Marseille le 18 mai 1957, il débarque à Alger le 19 mai 1957 et se trouve affecté au 21e Régiment d’Infanterie Coloniale, 1èr VAC qui se trouve à la caserne Desaix près de BLIDA (Algérie).

Il participe à une opération de ratissage dans la région de l’oued de DJEMAA (secteur de BLIDA) le 21 février 1958. Au cours de cette mission son unité subit vers 13 heures, une violente attaque dont le bilan est lourd :

Il est touché par un éclat de Roquette qui lui a traversé la cuisse droite entre le fémur et l’artère fémorale, abîmant le nerf sciatique sur 6 cm ; 5 de ses camarades ont été gravement blessés et  4 de ses camarades ont été tués.
Il est évacué par hélicoptère vers 14 heures sur l’Hôpital Maillot à Alger. Il est rapatrié sanitaire sur la métropole le 7 mars 1958 et dirigé sur l’Hôpital Michel Levy à Marseille. Période de souffrances extrêmes.

Il quitte l’Hôpital le 16 septembre 1959 et rejoint le domicile de ses parents à Saint Vallier. Reconnu blessé grave de guerre, mutilé de guerre et pensionné à 100 %, il obtient à ce titre un emploi réservé à compter du 1er novembre 1962 et tiendra, avec son épouse, un bureau d’exploitation de la recette des impôts et de tabac à SALERNES. Il est receveur des impôts de 1ère catégorie. Il cessera son activité le 1er novembre 1986 par suite de l’aggravation de ses blessures de guerre.


Jacques s’est marié le 6 décembre 1962 avec Jacqueline. De cette union est né Thierry le 4 novembre 1963.

Jacques est titulaire, par décret du 16 décembre 1971 :


- de la Croix de la Valeur Militaire avec Palme
- de la Médaille Militaire pour le motif suivant : 
« jeune soldat qui a toujours fait preuve d’abnégation et de courage. S’est distingué lors de l’engagement du 21 février 1958 dans la région de l’oued de Djemaa. Tireur au fusil-mitrailleur grièvement blessé au cours de cet engagement a, par son courage exemplaire, fait l’admiration de ses camarades de combat ».

Par décret du journal officiel du 1er novembre 2019, il est fait  Chevalier de la Légion d’Honneur.


Le général VIGREUX termine par ces mots : « Monsieur, cette promotion est le couronnement d'une carrière exceptionnelle au service de la Nation Française dont vous pouvez être fier. En ces instants je veux vous présenter mes plus chaleureuses félicitations".


Remise des insignes de la Légion d’honneur - DRAGUIGNAN

Le 14 juillet 2020, le général Alain VIGREUX, président du comité de Draguignan et du Haut Var de la SMLH a remis au lieutenant(er) Henri DEVAUX, entouré de ses amis, les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur.

La cérémonie, présidée par Monsieur René UGO, maire de SEILLANS, s’est déroulée en la salle polyvalente de SEILLANS, en présence d'élus, de représentants de la SMLH et d'associations patriotiques.

Le général Alain VIGREUX a retracé la carrière du lieutenant Henri DEVAUX.


Henri DEVAUX est né le 23 mai 1933 à AMIENS. Il suit une scolarité des plus brillantes qui l’amène à des études de droit (titulaire de la capacité). Appelé à l’activité à compter du 30 août 1954 pour effectuer son service national, il est incorporé au 152ème Régiment d’Infanterie. Nommé caporal le 1er février 1955, il est muté au 153ème Régiment d’Infanterie Mécanisée de STRASBOURG où il est admis à suivre le peloton des Elèves Officier de Réserve. Le 27 avril 1955 il intègre l’Ecole d’Application de l’Infanterie.

Nommé aspirant, il rejoint son régiment le 8 octobre 1955 qui se trouve à BONE (Afrique du Nord), il entraîne sa section au combat avec courage et dévouement et se distingue à maintes reprises par son sang-froid remarquable. Le 10 avril 1955, lors d’un accrochage au DOUAR OULED SOUKIES, il est fortement commotionné par une balle reçue en plein casque mais n’hésite pas après quelques instants, à rejoindre ses hommes toujours aux prises avec les rebelles.

Toujours sur la brèche, il est nommé sous-lieutenant le 1er septembre 1956. Plein d’allant, il ne relâche pas son action et souligne la pleine mesure de ses capacités notamment le 8 octobre 1956 dans le Djebel RAMLI au cours d’un difficile engagement avec l’ennemi. Confirmant sa valeur guerrière, il s’illustre de nouveau le 21 janvier 1957 dans le Douar ZAROURIA en stoppant une bande rebelle qui cherche à fuir. Très précis dans ses tirs au cours de l’opération, il inflige à l’adversaire d’importantes pertes humaines et récupère huit armes de guerre. Ses admirables actions au feu sont récompensées par une citation à l’ordre de la division le 23 février 1957 comportant l’attribution de la Valeur militaire avec étoile d’argent.

De retour en métropole, libéré de ses obligations militaires il rejoint la réserve. Promu au grade de lieutenant le 1er septembre 1958, il est rayé des cadres et admis à l’honorariat le 1er mai 1971.

Voici brièvement exposé le passé militaire d’Henri. Mais il faut souligner son remarquable parcours de vie.

Dès son retour d’Afrique du Nord, Henri se marie avec Andrée DUFOUR le 12 aout 1958. Son épouse est directrice d’école. Compte tenu de ses capacités, Henri se porte volontaire pour occuper un poste d’instituteur le 5 avril 1957. Il est déclaré instituteur titulaire en 1958 à FORCEVILLE en VIMEUX (Somme) où il prend aussi les fonctions de secrétaire de mairie ainsi que responsable de la gestion des sapeurs-pompiers. Sportif accompli, il s’occupera d’équipes de football en particulier au village de PENDE.


Sa carrière prendra fin le 30 juin 1990, il est noté exceptionnel. Il a toujours obtenu des résultats remarquables ainsi dans la formation des élèves qui lui étaient confiés : son meilleur souvenir de 1957 à 1972 il a formé et présenté 139 élèves au Certificat d’Etude pour un seul échec.

Avec son épouse, ils se retirent définitivement à SEILLANS dans un petit cabanon qu’ils avaient acquis en 1970. 


Le général VIGREUX termine par ces mots : « Mon lieutenant, cette promotion est le couronnement d'une carrière exceptionnelle au service de la Nation Française dont vous pouvez être fier. En ces instants je veux vous présenter mes plus chaleureuses félicitations ».



2 ème Vice-Président

Monsieur le Général de brigade

Guy-Daniel MARY

3 ème Vice-Président


Monsieur Didier BERNARD


Bernard

Remise des insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur au Docteur Jean-Louis MAURIZOT

Le 12 janvier 2021, le Général Alain VIGREUX, président du comité de Draguignan et du Haut Var de la Société des Membres de la Légion d’Honneur, a remis au médecin capitaine (H) du service de santé des armées Jean-Louis MAURIZOT, entouré de sa famille et de ses amis, les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur.

La cérémonie, présidée par Monsieur Richard STRAMBIO, maire de Draguignan, s’est déroulée en la salle des cordeliers de la mairie, de représentants de la SMLH et d'associations patriotiques.

Au cours d'une courte allocution, le général Alain VIGREUX a retracé la carrière du médecin Jean-Louis MAURIZOT.

« Monsieur Jean Louis MAURIZOT est né le 16 avril 1929 à Montluçon (03).
Après une brillante scolarité, il s’oriente vers des études de médecine. Il suit avec beaucoup d’assiduité de 1951 à 1952 les Préparations Militaires Elémentaires puis de 1952 à 1954 la Préparation Militaire Supérieure Santé, il se classe alors 143e sur 600 stagiaires. (JO du 18/09/1954).

Incorporé le 01/05/1957 comme médecin auxiliaire avec le grade d’aspirant. Affecté au Centre de Sélection à Tarascon, puis à la 9ème Section d’Infirmiers Militaires à Marseille, il est affecté comme médecin aspirant de l’équipe itinérante du secteur DUPERRE (ouest algérois). Dès son arrivée il découvre le fonctionnement des Equipes Médico-Sociales Itinérantes (EMSI) et est confronté aux réalités des détachements isolés en pleine zone d’insurrection. (Accrochages réguliers et climat d’insécurité permanent).

Il participe de manière efficace et sans retenue à l’action humanitaire des EMSI. Ces petits détachements composés d’hommes et de femmes volontaires pour prodiguer des soins gratuits aux populations mais aussi pour développer les actions médico-sociales au profit des douars les plus excentrés afin d’aider la condition des femmes. Ces actions sont aussi très appréciées pour la qualité et la pertinence des renseignements obtenus lors des nombreuses missions.
Le 19/02/1958, dans le secteur de Tachta, l’ambulance, dans laquelle se trouve le médecin lieutenant MAURIZOT, est l’objet d’une attaque par un engin explosif improvisé. Son action décisive, son calme et son sang-froid lui permettent de gérer avec succès la situation. Il est cité à l’ordre de la Brigade (croix de la valeur militaire avec étoile de bronze).

Le 15/10/1958, le médecin lieutenant Jean-Louis MAURIZOT embarque pour rejoindre la métropole. Il est alors affecté à Nice comme chef de la salle de visite de la garnison de Nice. Renvoyé dans ses foyers le 07/02/1959 il rejoint alors Draguignan. Aussitôt il reprend ses études de médecine et se spécialise vers la médecine du travail.

Il installe son cabinet de médecin généraliste à Draguignan et développe la médecine du travail dans toute la Dracénie. Complètement investi dans son rôle de médecin de proximité, il poursuit ainsi l’œuvre accomplie en Algérie. Il innove en créant avec trois de ses confrères le premier cabinet médical de groupe généraliste du Var.


Un événement tragique viendra marquer sa vie : le 2 décembre 1959 à 21 h 13, le barrage de Malpasset se rompt et une vague de 50 millions de m3 submerge la vallée du Reyran pour s’abattre ensuite sur la ville de Fréjus. Il est deux heures du matin, Jean-Louis MAURIZOT est appelé par le directeur du service de santé du Var qui lui demande de se rendre à la gendarmerie des Arcs. Avec d’autres médecins, leur première initiative est de créer un centre de secours. Au petit jour ils se rendent sur Fréjus mais se retrouveront bloqués au niveau de la route de Bagnols : « Nous étions face à un fleuve, comme si le Rhône coulait devant nous » .

Il est nommé médecin capitaine de réserve par décret du 16/11/1964 pour prendre rang à compter du 01/10/1963 (effet rétroactif). Il poursuit ses périodes de réserve au sein des armées.


Le médecin Jean-Louis MAURIZOT s’investit sans compter auprès de nombreuses associations afin de développer le social et l’accompagnement santé sur tout le Département du Var en liaison étroite avec le préfet du Var (Draguignan est alors préfecture du département)

Monsieur Jean-Louis MAURIZOT cesse son activité de médecin en janvier 1990. Il poursuit sans compter son engagement associatif.

De 2000 à 2013 il est le délégué à l’action sociale de l’Union Nationale des Combattants du Var, il contribue ainsi à l’accompagnement social des ressortissants de l’Office National des Anciens Combattants du département. Son expérience et son dévouement sont unanimement salués.


Monsieur Jean-Louis MAURIZOT est Chevalier dans l’Ordre National du Mérite à la demande du ministère de la Santé et des Solidarités en 2005.


Le Général ajoute :

« Par décret du journal officiel du 31 Octobre 2020, vous êtes promu dans la plus prestigieuse des décorations Françaises : la Légion d’Honneur.

Médecin capitaine Jean-Louis MAURIZOT, cette promotion est le couronnement d'une carrière exceptionnelle au service de la Nation Française dont vous pouvez être fier. En ces instants je veux vous présenter mes plus chaleureuses félicitations. »


C’est ensuite le maire Richard STRAMBIO qui prend la parole avec dans la voix beaucoup d’émotion car Jean-Louis MAURIZOT était le médecin de famille.


« Je me souviens de votre bienveillance et de tout votre dévouement pour les Dracénois et la médecine.

Arrivant à n’importe quelle heure au volant de votre 203 noire vous étiez un vrai médecin : c’est-à-dire celui qui est au service de toutes les populations, quelle que soit leur origine. »


Remise des insignes d’Officier de la Légion d’Honneur au Lieutenant Oscar COLLE

 Le 16 décembre 2020, le Général Alain VIGREUX, président du comité de Draguignan de la SMLH a remis au Lieutenant (Honoraire) Oscar COLLE, entouré de sa famille et de ses amis, les insignes d’officier de la Légion d’Honneur.

La cérémonie, présidée par Monsieur Claude PIANNETTI, maire de VIDAUBAN, s’est déroulée en la salle du conseil municipal de la ville de VIDAUBAN en présence d’élus, de représentants de la SMLH et d’associations patriotiques.

 

Au cours d'une courte allocution, le Général Alain VIGREUX a retracé la carrière du Lieutenant Oscar COLLE.


Né le 21 septembre 1919 à VIDAUBAN, Oscar COLLE est élevé dans l’esprit de patriotisme au sein d’une famille modeste. Élève brillant, Oscar passe avec succès en 1937 son CAP d’ajusteur mécanicien et le Brevet d’Enseignement Professionnel. Vivant près de l’aérodrome militaire de Cuers, il se passionne pour l’aviation et obtient le certificat de Préparation Prémilitaire Technique de l’Armée de l’Air - spécialité mécanicien aviation : son destin est alors scellé.


Il s’engage le 16 novembre 1937 pour une durée de trois ans au titre de l’Armée de l’Air à la BA 125 d’Istres. Il y démontre d’emblée des capacités très prometteuses. Nommé caporal le 15 novembre 1938, il se porte volontaire pour suivre la formation de mitrailleur sur avion puis comme pilote sur avion Hanriot. Il est breveté pilote le 31 décembre 1938. Affecté à l’école de perfectionnement d’Istres, il est nommé sergent le 1er janvier 1940.


En mai 1940, l’école est transférée en Afrique du Nord. Placé en congé d’armistice, il sera affecté dans différentes bases du Sud-Est de la France jusqu’en novembre 1942. Mais le patriote Oscar ne veut pas rester dans la défaite.

En septembre 1940 il retrouve sa sœur qui travaille au sein du 2e bureau à Marseille. Il intègre peu à peu ce qui va devenir « l’armée des ombres ». Au sein du réseau « Libération » de Toulon, comme agent de liaison, il est chargé de la recherche des zones de parachutage et d’atterrissage. Son expertise en aéronautique est particulièrement appréciée et la fougue de sa jeunesse fait abstraction de tout danger. Oscar est affecté, comme adjoint au chef des opérations aériennes clandestines, au PC central « Gallia » de Lyon. Il participe à deux nombreuses opérations menées par la résistance.


En juin 1944, Oscar COLLE est promu au grade d’aspirant. Fin 1944, il réintègre progressivement l’Armée de l’Air en tant que pilote à l’École des officiers d’artillerie en Allemagne à coté de Mayence.

Le 25 décembre 1945, le sous-lieutenant Oscar COLLE est démobilisé. S’en suivra une longue période pendant laquelle il continuera à servir l’Armée de l’Air comme personnel navigant puis comme sédentaire dans la réserve : emplois dans lesquels son expérience fera l’admiration des promotions montantes.


De retour à la vie civile, il désire tout de suite reprendre une activité et rejoint la région parisienne. Une deuxième période de sa vie commence à l’image de celle de l’armée des ombres : il occupe un emploi de croupier. Emploi moins trépidant mais tout aussi énigmatique : un milieu dont les mille et une facettes ne sont pas toutes exportables et dont Oscar fait très peu référence.

En 1979, Monsieur Oscar Colle fait valoir ses droits à la retraite. Il revient dans son village natal de Vidauban entouré de son épouse Yvette, de ses enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants.

Infatigable, il se retrouve très engagé dans la vie associative et patriotique de son village, multipliant les interventions auprès des jeunes dans le cadre du devoir de mémoire.


Le lieutenant Oscar COLLE est Chevalier de la Légion d’Honneur (1958), il est décoré de la Croix de guerre 39-45 avec citation à l’ordre de l’Armée avec palme, de la Médaille de la Résistance, de la Médaille des Forces Françaises Libres, de la Croix du Combattant volontaire 39-45 ainsi que de la Croix du Combattant.


Le Général Alain VIGREUX termine par ces mots :


« Lieutenant Oscar COLLE, cette promotion est le couronnement d'une carrière exceptionnelle au service de la Nation Française dont vous pouvez être fier. En ces instants je veux vous présenter mes plus chaleureuses félicitations. »


avant d’épingler les insignes d’Officier de la Légion d’honneur sur sa poitrine.



Remise des insignes d’Officier de la Légion d’Honneur au soldat de 1ère classe Yves BENENTENDI

Le 3 mars 2021, le général Alain VIGREUX, président du comité de Draguignan et du Haut Var de la SMLH a remis au soldat de première classe Yves BENENTENDI, entouré de sa famille et de ses amis, les insignes d’Officier de la Légion d’Honneur.
La cérémonie, présidée par Monsieur Richard STRAMBIO, maire de Draguignan, s’est déroulée en la salle des cordeliers de la mairie, en présence du Chef d’escadron Stéphane CALIME, commandant la brigade de gendarmerie de Draguignan, et de représentants de la SMLH.
Au cours d'une courte allocution, le général Alain VIGREUX a retracé la carrière d’Yves BENENTENDI.

Yves BENENTENDI est né le 7 novembre 1929 à Lauris dans le Vaucluse.

Il s'engage le 13 avril 1948 au titre du 3° Bataillon Colonial de Commandos Parachutistes stationné à Saint Brieuc en Bretagne. Il y suit ses stages de formation initiale, d'entraînement commando et de formation parachutiste. Il est breveté parachutiste à l’Ecole des troupes Aéroportées à Pau le 14 juin 1948. Après avoir défilé le 14 juillet sur les Champs Elysées avec son bataillon et effectué un dernier entraînement au camp de Fréjus, il embarque pour l'Indochine le 23 octobre à Marseille, sur le Pasteur, paquebot civil, dévolu au transport des troupes vers l'Indochine, et arrive sur zone le 9 novembre 1948.


A son arrivée le 3° BCCP défile à Saigon le 11 novembre. Ce bataillon est divisé en Groupements Commandos. Le parachutiste BENENTENDI fait partie du 3° GC, 3° stick. Son unité est engagée dans la plaine des Joncs dans le secteur de CAN THO où elle opère dans un environnement hostile d'eau, de boue et de moustiques, face aux soldats du Vietminh : un ennemi cruel, efficace, mobile et opérant par embuscades.

Son unité est ensuite déployée au nord-ouest du Tonkin en bordure de la frontière chinoise où elle subit de lourdes pertes.  Il est cité à l’ordre du Régiment le 19  août 1948.


Entre 1949 et 1950 son bataillon est engagé dans les opérations aéroportées Junon, Diabolo, Michel, Galia, destinées à porter assistance à des unités françaises en difficulté.
Il est cité à l’ordre de l’Armée le 20 juin 1950.


En octobre 1950, le capitaine Cazaux, adjoint au commandant de groupement forme un commando de volontaires pour une opération aéroportée, dans la région de THAT KHE. Ce commando a pour mission de renforcer le 1°Bataillon Etranger de Parachutistes engagé contre un régiment du Vietminh bénéficiant d'un très puissant appui artillerie.

En effet le 1er BEP venait de subir de très lourdes pertes. Le parachutiste BENENTENDI se porte volontaire et en fait naturellement partie. Malgré le savoir-faire et la bravoure des parachutistes légionnaires et coloniaux le rapport de force est par trop inégal et très vite les unités françaises sont débordées et dispersées. Le commandement prend la décision de rejoindre au plus vite un poste avancé français. Mais les soldats du Vietminh sont partout et les accrochages fréquents.


Isolé, Yves BENENTENDI se retrouve face à quatre soldats du Vietminh le 13 octobre 1950. Il est 15 H 30 Yves est fait prisonnier.  Va s'en suivre pour lui, un long calvaire de neuf mois, dans les camps du Vietminh où les taux d'attrition étaient importants. Les camps de prisonniers sont situés près de la frontière avec la Chine. Captivité dans des conditions inhumaines : endoctrinement mais surtout peu de nourriture (1 boule de riz matin et soir au mieux), favorisant ainsi l’élimination des plus faibles. Yves retrouvera deux compagnons de stick (GRENIER et FOURNIER) mais verra disparaître la plupart de ses camarades de captivité.


Libéré de cet enfer le 27 juillet 1951, et pesant 39 kg, il est rapatrié en France et rentre dans son village de Lauris où il avait été porté disparu. Il est cité à l’ordre de la Brigade le 25 octobre 1951.


Il est rayé des contrôles le 5 février 1952, et profite dès lors d’une période de reconstruction. Il occupera un poste de services civils en qualité d’agent de l’administration pénitentiaire en Tunisie du 22 septembre 1953 au 20 janvier 1956. Sur conseil d'un de ses sous-officiers en Indochine, il intègre la Gendarmerie Nationale, le 14 aout 1956, où il servira à la 10 e Légion de Gendarmerie en Algérie et Tunisie. Il sera notamment présent lors des événements de Bizerte en 1961 où sa mission sera de porter assistance à des familles françaises isolées. En juin 1961 il rentre en France et poursuit une carrière dans la Gendarmerie comme motocycliste à Chalon-sur-Saône.

Après une carrière militaire exceptionnellement remplie il prend sa retraite en 1970.

Il recommence alors une seconde carrière civile à la Caisse des dépôts et consignations comme régisseur d'immeubles, toujours à Chalon-sur-Saône jusqu'en 1990.

En 1991, avec son épouse, ils choisissent de se retirer à Draguignan pour deux raisons : son épouse y a trouvé un emploi et c’est une ville de garnison. Une vie nouvelle commence qui se remplit surtout par sa soif de se dépenser physiquement : il s’inscrit dans une salle de sports. Pour rappel, il est ceinture orange de judo passée en juin 1961.


Monsieur Yves BENENTENDI fait partie de l’association « des gueules cassées » de La Valette. Cette inscription a été faite par son Chef de Section en Indochine, gravement blessé au visage, pour le remercier de lui avoir sauvé la vie en couvrant son évacuation, au péril de sa propre vie, face aux assauts des Soldat du Vietminh.


Monsieur Yves BENENTENDI est :

-Chevalier de la Légion d'Honneur 8 mai 2002 « Prisonnier du Vietminh »

Il est décoré :

-de la Médaille Militaire 3 février 1966 au titre « Prisonnier du Vietminh »

-de la Croix du Combattant

-de la Croix de guerre des TOE avec étoile de bronze

-de la Médaille coloniale E.O.

-de la Médaille de Commémoration des opérations en Indochine

-de la Médaille de commémoration des opérations de sécurité et maintien de l'ordre en A.F.N.


 Une telle énumération de décorations impose plus que le respect mais force l’admiration.


Par décret du journal officiel du 31 Octobre 2020, il est promu Officier de la Légion d’Honneur au titre « Prisonnier du Vietminh ».

Le chef d’escadron Stéphane CALIME souligne le courage, le don de soi et surtout la qualité des valeurs humaines de Yves.


Richard STRAMBIO s’adressera au dracénois d’adoption pour lui dire le grand honneur qu’il avait de l’accueillir pour cette remise de décoration qui couronne l’amour de son pays et un engagement inouï.

Il rappellera que Jean CAZAUX est natif de Draguignan où il a vécu avec sa famille. Son nom figure sur le monument aux morts de la ville.